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Hippocrate souffrait-il de burnout ?

Hippocrate souffrait-il de burnout ?
Le burnout du patient et…du médecin a-t-il des solutions ?

© Auteurs Floriane et Jean-Pierre Briefer
Ars Medici 08/99 Hyppocrate souffrait-il de burnout ?

Historique:

Le titre de cet article comme celui de notre séminaire est : “Hippocrate souffrait-il de burnout ?” . La réponse n’existe pas dans les livres d’histoire de la médecine, car cette affection n’était pas encore définie à l’époque. Mais cela ne veut pas dire qu’elle n’existait pas et il est bien possible que les médecins grecs de l’époque et Hippocrate lui-même en aient souffert. Face à la pléthore médicale de l’époque, ils devaient notamment pour être admis comme médecin de la cité et pour le rester, prouver leurs qualités ! Ils étaient évalués autant par leurs talents oratoires et leurs prestances que par les résultats qu’ils obtenaient dans leur art,… autrement dit la communication était déjà à l’époque tout aussi importante que la technique.

“Parmi les arts, il en est qui sont pénibles à ceux qui les possèdent, et bienfaisants à ceux qui en usent, source commune de bien pour les gens du monde, mais peine et mal pour les gens du métier. De ce genre est l’art que les Grecs nomment médecine. Le médecin a la vue attristée, le toucher offensé, et dans les malheurs d’autrui son cœur est blessé de chagrins particuliers, tandis que les patients échappent, par l’entremise de l’art, aux maux les plus grands, maladies, souffrances, peines, mort ; car c’est contre tous ces maux que la médecine offre des secours.”

(Tiré de Exode. Grandeur et difficulté de la médecine)
“De l’art médical”
Hippocrate

Avant les années 1970, le terme “burnout” était utilisé en psychiatrie pour désigner l’état terminal d’apathie et de démoralisation chez certains malades mentaux.
Il a été repris et utilisé dans son acception actuelle par Herbert J. Freudenberger, psychanalyste new-yorkais, qui a le premier décrit et analysé “le syndrome du burnout”, lié à l’épuisement professionnel. (conf. bibliographie)

Définition et symptomatologie du burnout:

Selon Herbert Freudenberger:

“Le Burnout est un état de fatigue provoqué par le dévouement à une cause, une habitude de vie, ou une relation qui n’a pas engendré la récompense, le résultat espéré”.

Suite à Freudenberger, un grand nombre de définitions du burnout ont été proposées. Fondamentalement, elles précisent toutes que le burnout est un état de fatigue ou de désillusion émotionnelle vécu par ceux ou celles qui, dans leur travail, s’occupent des autres. Les personnes les plus sujettes sont celles qui commencent dans leur profession avec un idéal élevé. Leur engagement personnel est remplacé progressivement et sournoisement par la frustration, la désillusion ou même le cynisme.

Le terme “burnout” contient en anglais la notion de “se brûler”, une image très forte qui n’apparaît pas dans la traduction française de “syndrome d’épuisement professionnel” ou “trouble d’adaptation avec inhibition au travail” (selon le DSM 3). Le terme français fait plus appel à la causalité liée au travail, et a le défaut d’être un peu réducteur alors que le terme anglais évoque plutôt une atteinte globale de l’être, ce qui correspond mieux à la définition adoptée dès l’origine par Freudenberger.

“Ainsi, loin d’être une simple question de surcroît de travail, le “burnout” est relié au sentiment de ne pas avoir atteint ses buts et ses aspirations, selon des normes intérieures qui sont sans cesse remises en question ou qui peuvent être si élevées qu’elles sont impossibles à atteindre”.

Souffrir à force d’aider W.N.Grosch et David C. Olsen

Qui est concerné ?

Le phénomène du burnout a été décrit dans de nombreux domaines professionnels. Et il semble particulièrement répandu dans les professions d’aide : assistant(e) social(e), psychothérapeute, infirmier(ère), enseignant(e), médecin… En effet, au lieu de pouvoir constater les résultats positifs de leur travail, les professionnels de la relation d’aide doivent souvent taire leurs propres besoins et écouter en silence, pendant de longues heures, les malheurs de leurs patients. Les clients qui renvoient au thérapeute des commentaires tels que : “Heureusement qu’il y a des patients pour vous apprendre votre métier !” après une heure d’écoute empathique ou encore “Un bon thérapeute doit être toujours là quand on a besoin de lui”, ne sont pas vraiment d’un grand soutien.

Nous pouvons également reconnaître le burnout dans notre clientèle.
Voici deux cas que nous avons observés et qui peuvent illustrer la présentation d’une personne candidate ou souffrant déjà de burnout:

Appelons-le Guillaume-Henri, professeur de physique, brillant et reconnu. Il vient consulter pour des troubles du sommeil, une difficulté de concentration et une incapacité à gérer le stress. Il avait tout investit dans sa vie professionnelle et travaillait 12h par jour sept jours sur sept, ceci bien sûr aux dépens de sa vie familiale et personnelle. Depuis quelques mois il avait l’impression de ne plus être efficace.

Appelons-le Marcello, cuisinier de 58 ans au chômage avec 4 enfants en bas âge. Il avait développé depuis 2 ans avec le soutien du chômage une cantine pour les sans-abri. Son idée était bonne, généreuse, il a eu de plus en plus de ” clients ” nécessiteux et parfois moins nécessiteux attirés par les fumets délicieux qui sortaient de ses casseroles.

Symptomatologie:

Marcello, le cuisinier, est venu consulter dans un état d’épuisement, des douleurs aux membres, des troubles de mémoire, des troubles sexuels: “Il faut absolument que vous me donniez un médicament, des vitamines, pour me guérir rapidement. Je ne peux pas arrêter mon travail, on a trop besoin de moi. Et pourtant je me sens incapable de travailler”.

Les symptômes physiques peuvent être au premier plan, comme chez Marcello. Ils recouvrent toute la catégorie des troubles dits “psychosomatiques” à des degrés plus ou moins importants:
Fatigue, épuisement, irritabilité, maux de tête, troubles gastro-intestinaux, maux de dos, etc…

Les symptômes comportementaux comprennent le domaine relationnel, la résistance à la nouveauté et le repli sur soi ou encore une irritation envers les collègues de travail.
La personne peut développer une dépendance croissante vis-à-vis de l’alcool, de drogues, ou de tout autre moyen permettant d’adoucir la vie quotidienne.

Les symptômes relationnels avec les clients (ou patients), perçus par l’entourage ou la personne elle-même, devraient aussi éveiller l’attention sur la possibilité d’un phénomène de burnout à un stade avancé:
Cynisme, hostilité vis-à-vis des patients, sentiments d’ennui, propension à poser rapidement un diagnostic, propension à donner rapidement des médicaments

Les symptômes d’ordre psychologique sont à la fois fréquents et peu spécifiques. Ils ne peuvent à eux seuls permettre le diagnostic de burnout:
Dépression, angoisses, perte de contrôle, sentiment de vide, culpabilité, reproches à soi-même de ne pas en faire plus, sentiment de toute puissance

Les symptômes d’ordre “spirituel”, apportent une dimension particulière à cette affection qui, comme l’écrivait Freudenberger, n’est pas qu’un problème du corps, mais aussi un “problème de l’âme”. Comme nous le verrons plus loin, la prise en charge de cette dimension aussi bien par le sujet que par son thérapeute est une des clés vers la résolution du problème:
Perte de foi, perte de sens, perte de but dans la vie, sentiment d’aliénation, désespoir, changement dans les valeurs

Evolution et prise en charge

La crise du burnout: est un “événement existentiel”, une “crise de vie” qui oblige l’individu à réagir et à s’ajuster s’il veut s’en sortir.

Marcello, le cuisinier l’exprimait ainsi: “De plus les clients deviennent exigeants, se ruent sur les plats au point que je dois me battre pour garder un peu de nourriture pour les retardataires. A la fin du service, tout le monde part et je me retrouve seul à ranger la salle qui est dans un état lamentable. Un jour, j’ai craqué”.

Les six étapes vers la guérison:

Le deuxième titre de notre article “Le burnout a-t-il des solutions?” a heureusement une réponse. Et elle nous a été donnée en partie par le travail très intéressant de D. Bernier, professeur à l’école de service social de l’Université de Montréal, dans son livre “la Crise du Burnout” (voir bibliographie). Elle a en effet observé et décrit le processus de réussite chez des personnes qui avaient expérimenté et résolu une crise de burnout.
Elle décrit dans son livre 6 étapes importantes, un peu analogues aux phases d’acceptation du deuil ou de résolution d’un traumatisme.

1. Reconnaissance du problème

La première étape vers la solution est la reconnaissance du problème. C’est évident, nous direz-vous, mais savez-vous que c’est probablement l’étape la plus délicate.

Au début, l’individu constate des troubles peu spécifiques: fatigue, malaises, insomnie, surexcitation, sentiments négatifs, ainsi qu’une incapacité de donner son rendement habituel au travail. Tout se passe comme s’il était déconnecté de ses propres besoins physiologiques. A ce stade il est inutile d’espérer tout changement avant qu’il ait reconnu cet état problématique. En cela, la personne ressemble à celle aux prises avec l’alcoolisme: le thérapeute ne peut l’aider tant qu’elle n’a pas admis sa situation.

Cette incapacité de fonctionner, nouvelle pour des personnes qui ont toujours été à la hauteur, provoque beaucoup d’angoisse. Comment pourrait-elle se reconnaître dans ce négativisme et cette irritabilité, voire dans cette agressivité difficile à maîtriser et cette peur de perdre le contrôle?

2. La distanciation des sources de stress

Une fois le problème reconnu, il s’agit d’éloigner la personne de la source générant son stress. La distanciation peut s’effectuer par une démission, par un déménagement, par un congé maladie (par exemple, sous motif de réaction anxio-dépressive). Il est important que la durée du congé, soit suffisamment longue, d’autant plus longue que la personne aura tardé à reconnaître son problème. Attention une absence de longue durée peut développer de la culpabilité et des résistances très fortes ! A ce stade, un des rôles du médecin ou du psychothérapeute sera de déculpabiliser et d’aider son patient à accepter cet arrêt de travail.

3. La restauration des capacités

L’arrêt du travail est bien entendu un moyen pour accéder à une autre dimension, celle de la détente émotionnelle, physique et mentale. C’est ainsi que la personne va pouvoir :

  • reprendre contact avec ses besoins fondamentaux, physiologiques,
  • récupérer de l’énergie,
  • retrouver le contact avec des activités agréables,
  • rechercher du plaisir.

Cette phase se caractérise par la réduction des activités et des longs moments de repos, voire de sommeil. Elle peut être très longue. C’est là que les sujets de l’étude de D.Bernier et nos patients rapportent l’importance du soutien des proches, de quelques amis, d’un psychothérapeute ou d’un médecin.

4. Le questionnement des valeurs et des comportements

Quand la personne a repris contact avec ses émotions et ses besoins fondamentaux, elle peut se concentrer à l’analyse et à la réflexion. C’est, selon les sujets observés par D.Bernier, l’étape-clé, l’étape-charnière dans le processus de résolution.

Nous avons remarqué que tout se passe comme si les individus avaient vécu jusqu’alors avec un système de valeurs “tacite” et qu’ils éprouvent le besoin de le formuler pour pouvoir accéder à une vision du monde plus structurante. Il s’agit de mettre de côté, refuser, renoncer ou même faire le deuil de certaines valeurs. A ce stade il est important pour la personne de considérer d’une façon critique, les valeurs et les croyances de sa famille, de ses modèles, des institutions et de son milieu social.

La première valeur dont la majorité des personnes atteintes de burnout doivent se départir c’est le perfectionnisme. “Etre parfait” signifie être capable de tout et tout le temps, avoir toutes les réponses, ne pas faire d’erreurs ou dans notre langage moderne “être performant”. Bien entendu, cela peut aussi “être disponible tout le temps”, ne jamais dire “non”.

Les autres valeurs à reconsidérer sont: l’idéalisme, la disponibilité, le besoin de reconnaissance, l’ambition, la confiance aveugle…

Installation de nouveaux comportements et de nouvelles valeurs:

La première nouvelle valeur à installer est la protection de sa vie personnelle avec pour conséquence inévitable des restrictions dans l’activité professionnelle.

La deuxième valeur est le plaisir au travail. Chacun y parvient de façon différente: contacts humains, nouveaux apprentissages, défi, responsabilité. Le travail est valorisé dans son aspect agréable, dans ce qui fait du sens pour chacun. La plupart des sujets accordent une importance particulière à leur santé. Ils en prennent soin et sont attentifs aux signes de fatigue et de tension.

Une autre valeur proche est de développer la faculté d’autoprotection, par exemple en apprenant à dire “non”, en écoutant ses propres désirs, en étant attentif aux menaces extérieures…

5. L’exploration des possibles

Le stade quatre étant un travail “intérieur”, un travail de réflexion, il va s’agir maintenant d’actualiser cette démarche dans le monde extérieur. L’étape de l’exploration des possibles vise à rechercher un lieu ou une activité professionnelle plus en accord avec les intérêts, les besoins et les valeurs de la personne. Elle sera amenée à envisager le retour à la réalité extérieure, le contact avec le monde du travail.
Cette étape peut durer entre six mois et trois ans, afin de permettre aux individus de se stabiliser dans une activité ancienne ou nouvelle, dans un travail qu’elles estiment confortable.

Au sortir de ce vécu difficile, les convalescents restent fragiles et font preuve de beaucoup de prudence. L’auto protection associée à la détermination constituent les caractéristiques des sujets qui s’en sont bien sortis. Ils ont en effet l’audace de leurs nouvelles convictions en renonçant à certains avantages financiers, à la sécurité, par exemple en acceptant un nouveau travail ou un temps partiel plus satisfaisants mais moins rémunérateurs.

6. La rupture, occasion de transformation

La majorité des personnes observées et avec évolution favorable ont témoigné qu’elles se “séparaient” de places inconfortables, de collègues désagréables, de situations de travail irritantes: un certain type de clientèle particulièrement lourde à assumer, certaines parties peu valorisantes de leur travail, certains horaires trop chargés.
Certains parlent de rupture de schémas d’attitudes ou de schémas de pensées limitants, comme:

  • “Ne pas être là tout le temps.”
  • “Ne pas dire oui quand on a envie de dire non”
  • “Ne pas accepter n’importe quoi pour soi”
  • “Ne pas négliger ses valeurs”

Les stratégies identitaires:

L’identité de la personne ou plus exactement sa représentation subjective, est fortement ébranlée (“brûlée”) par le phénomène du burnout:

  • Je ne suis pas bon…
  • Je ne suis pas capable…
  • Je ne suis pas compétent…

D.Bernier a également répertorié, chez ses sujets 3 principales stratégies utilisées pour restaurer cette “représentation identitaire subjective”.

1. Se rassurer sur ses mérites: par exemple en écrivant tout ce que nous avons déjà accompli, réussi ou créé de positif dans notre vie, en nommant ce qui nous rend fier.
2. Comprendre: les mécanismes qui nous ont amené à cette crise, les manques dans notre vie, les défauts d’organisation, les déséquilibres entre notre vie professionnelle, familiale et personnelle, nos valeurs importantes non respectées.
3. Renforcer le sentiment de valeur personnelle: savoir demander l’appui et bénéficier du support des proches, d’un réseau ( le conjoint, une psychologue, un médecin, un prêtre, des amis…), Un psychothérapeute est nécessaire dans la majorité des cas, des antidépresseurs peuvent être utiles, bien qu’ils aient rarement été utilisés dans les cas, cités par D.Bernier ainsi que chez les personnes que nous avons suivies. Enfin le support de la spiritualité (dans son sens large) peut être très aidant.

En résumé:

Le burnout survient quand des personnes très dévouées perdent tout intérêt et motivation, en ce qu’ils font, en la vie, en eux-mêmes. Les personnes travaillant trop et qui sont émotionnellement, physiquement, psychologiquement épuisées auront un risque élevé d’être atteintes de burnout.

Le burnout est à différencier du stress qui n’est pas forcément présent aussi bien que de la dépression qui n’est non plus pas forcément présente dans les stades initiaux.
C’est une affection fréquente et probablement sous-diagnostiquée, aussi bien à cause du déni du sujet affecté que de la méconnaissance qui entoure encore cette affection. En qualité de médecins nous sommes nous-mêmes particulièrement menacés.

Aussi, soyez prudents si:

  • Vous êtes sous pression depuis un certain temps déjà,
  • Vous éprouvez de la difficulté à dire “Non” à de nouvelles responsabilités,
  • Vous éprouvez de la difficulté à déléguer votre travail ou vos responsabilités à d’autres personnes,
  • Vous accomplissez trop de choses depuis trop longtemps,
  • Vous vous sentez très tendus et épuisés,
  • Vous êtes moins motivés, voire démotivés…


Les premiers symptômes de burnout sont:

  • La sensation que vous accomplissez moins et moins bien,
  • Une tendance croissante à penser négativement,
  • La perte de vos objectifs et de votre énergie,
  • Détachement croissant de vos relations, voire conflits,
  • Reproche par d’autres envers vos états d’irritabilité, de stress, d’énervement…

Si vous travaillez vraiment beaucoup ou sous grande tension, prenez soin de vous ! Assurez-vous de garder votre sens de l’humour, respectez vos limites mentales et physiques, préservez votre énergie ! Attention, mieux vous serez, plus on exigera de votre temps et c’est tellement facile pour quelqu’un de dévoué de donner encore plus ! Souvenez-vous que certaines personnes sont très fortes pour absorber les ressources mentales des autres sans s’inquiéter des conséquences ! Enfin apprenez à dire non !

Le plus important probablement à retenir, c’est qu’il existe une prévention efficace et des solutions de guérison, que ce n’est pas une affection inéluctable ou sans issue.

Auteurs :

Floriane Briefer,
enseignante certifiée PNL, membre de l’Association Internationale des Formateurs INLPTA
E-mail: floriane.briefer@pnlcoach.com
et
Dr J-P. Briefer, médecin généraliste FMH
E-mail: jpbriefer@iprolink.ch

 

Bibliographie

  • Diane Bernier, La Crise du Burnout, S’en remettre c’est refaire sa vie, Ed. Stanké, 1993.
  • C. Black, It will never happen to me, Colorado : M.A.C. Publications, 1982.
  • B. Farber, Stress and burnout in the human service professions, New York : Pergamon Press, 1983.
  • H. Freudenberger, Staff burnout, Journal of Social Issues, 30(1), 159-165, 1974.
  • H. Freudenberger, Burnout : The high cost of high achievement, New York : Doubleday, 1980.
  • W.N.Grosch et David C. Olsen, Souffrir à force d’aider, Ed. Satas 1998.
  • A. Pines & E. Aronson, Career burnout : Causes and cures (2ème éd.), New York : Free Press, 1988.
  • R. Stevenson, Professional burnout in medicine and the helping professions, Loss, Grief and Care, 3(1-2), 33-38, 1989.
  • L. de Chambrier-Hentsch, De la difficulté d’être… médecin et malade, Médecine et Hygiène, n° 2178, 55e année, 1817-21, 1er octobre 1997.
  • Léon M. Larouche, Manifestations cliniques du ” burn out ” chez les médecins, Santé mentale au Québec, A, 2, 145 158, 1985.
  • J.C. Crombey et al., Le burn out ou syndrome d’épuisement professionnel, L’union médicale du Canada, tome 114, 176-181, mars 1985.
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